Bisexualité féminine et libertinage : explorer son désir sans pression
Dans les annonces libertines, c'est l'une des mentions les plus fréquentes : « femme bi », « bi-curieuse », « couple avec madame bi ». La bisexualité féminine occupe une place à part dans le milieu libertin : très recherchée, souvent fantasmée, parfois mal comprise. Et pourtant, pour beaucoup de femmes, le libertinage est justement l'endroit où elles ont pu explorer, pour la première fois, leur attirance pour d'autres femmes.
Dans cet article, on fait le point sans tabou : ce que recouvre vraiment la bisexualité féminine, pourquoi le libertinage attire autant de femmes bi ou bi-curieuses, comment distinguer un désir sincère d'une pression extérieure, comment explorer à son rythme (seule ou en couple), et comment le faire en sécurité. Que vous soyez une femme qui se pose des questions, un couple qui en parle, ou simplement curieux·se, vous trouverez ici des repères concrets.
Bisexualité féminine : de quoi parle-t-on exactement ?
Bisexuelle, bi-curieuse, pansexuelle : les mots
Les étiquettes ne sont pas des cases obligatoires, mais elles aident à se comprendre, notamment dans une annonce :
- Bisexuelle : une femme qui ressent du désir (sexuel, affectif, ou les deux) pour des personnes de plus d'un genre, pas forcément avec la même intensité ni de la même manière.
- Bi-curieuse : une femme qui a envie d'explorer une expérience avec une autre femme, sans savoir encore si c'est une orientation, un fantasme ponctuel ou une simple curiosité.
- Pansexuelle : une personne dont l'attirance ne dépend pas, ou peu, du genre de l'autre.
- Hétéroflexible : une femme principalement attirée par les hommes, mais ouverte à des expériences ponctuelles avec des femmes.
Dans le milieu libertin, on rencontre toutes ces nuances, et beaucoup de femmes ne se reconnaissent dans aucune. Ce n'est pas un problème : ce qui compte, c'est de savoir ce que vous avez envie de vivre, pas de trouver le bon mot.
Une orientation souvent fluide
Dès les années 1940, le chercheur Alfred Kinsey proposait une échelle allant de l'hétérosexualité exclusive à l'homosexualité exclusive, avec toutes les nuances entre les deux. Plus récemment, la psychologue américaine Lisa Diamond a popularisé la notion de fluidité sexuelle : chez de nombreuses femmes, l'attirance peut évoluer au fil de la vie, des rencontres et des contextes.
Concrètement, cela veut dire qu'il est tout à fait possible de découvrir son attirance pour les femmes à 25, 40 ou 55 ans, après des années de relations uniquement hétérosexuelles. Ce n'est ni une « crise », ni une mode : c'est une facette du désir qui trouve enfin un espace pour s'exprimer.
Pourquoi le libertinage attire autant de femmes bi ou bi-curieuses
Ce n'est pas un hasard si tant de femmes vivent leurs premières expériences avec une autre femme dans un cadre libertin. Plusieurs raisons se combinent :
- Un cadre sécurisé et balisé : clubs, soirées privées et sites spécialisés ont des codes clairs sur le consentement. On peut tester sans s'engager, et s'arrêter à tout moment.
- Le couple comme filet de sécurité : pour une femme en couple hétérosexuel, explorer avec la complicité de son·sa partenaire évite d'avoir à choisir entre sa relation et son désir.
- Pas besoin de « faire son coming out » : dans le libertinage, une expérience avec une femme ne vous oblige pas à redéfinir publiquement votre identité.
- Un environnement sans jugement : dans un club, deux femmes qui s'embrassent ne provoquent ni regards désapprobateurs ni remarques déplacées (ou alors, ce sont les auteur·ices des remarques qui sont recadré·es).
- Des rencontres plus faciles : sur un site généraliste, trouver une femme bi-curieuse ouverte à une première expérience est compliqué. Dans le milieu libertin, ces envies sont affichées clairement.
Pour beaucoup, le libertinage devient ainsi un espace d'apprentissage : on découvre ce qu'on aime (ou pas), à son rythme, entouré·e de personnes qui ont l'habitude de ce genre d'exploration.
Désir sincère ou spectacle pour le regard masculin ?
C'est la question qui fâche, et il faut la poser honnêtement. La bisexualité féminine est l'un des fantasmes masculins les plus répandus. Résultat : dans le milieu libertin, de nombreuses femmes se sentent poussées à « être bi », parce que c'est ce qu'on attend d'elles, parce que leur partenaire le souhaite ou parce que cela facilite les rencontres avec d'autres couples.
Les signaux d'alerte
Prenez le temps de vous interroger si :
- l'idée vient uniquement de votre partenaire, et vous acceptez surtout pour lui faire plaisir ;
- vous ne ressentez de l'excitation que lorsque quelqu'un vous regarde, jamais à l'idée d'être seule avec une femme ;
- vous avez l'impression que refuser mettrait votre couple en danger ;
- votre partenaire insiste après un « non » ou un « pas maintenant » ;
- vous vous sentez mal à l'aise après coup, sans vraiment savoir pourquoi.
Aucun de ces signaux n'est une condamnation, mais ils méritent une vraie conversation. Une bisexualité « de façade », jouée pour le plaisir de quelqu'un d'autre, finit presque toujours par laisser un goût amer, y compris à la partenaire féminine, qui sent très bien quand l'envie n'est pas là.
Le regard extérieur peut aussi être un vrai plaisir
Attention à ne pas tomber dans l'excès inverse : aimer être regardée pendant un moment avec une femme n'a rien de suspect. L'exhibitionnisme, la complicité avec son partenaire qui observe, le plaisir de troubler font partie des jeux libertins. La différence tient à une seule question : est-ce que vous le faites pour vous, ou seulement pour l'autre ? Si la réponse est « pour moi, et ça lui fait plaisir aussi », tout va bien.
Pour aller plus loin sur ce sujet, lisez notre article Libertinage et féminisme : une réconciliation possible ?
En couple : quand madame veut explorer avec une femme
Dans un couple homme-femme, l'envie de la femme d'explorer avec une autre femme est souvent la porte d'entrée dans le libertinage. Elle est aussi souvent mieux acceptée que l'inverse, ce qui ne veut pas dire qu'elle est sans enjeux.
En parler sans brusquer
Que l'envie vienne de vous ou de votre partenaire, quelques principes aident :
- Parlez de désir, pas de projet : « j'ai un fantasme » n'engage pas à le réaliser. Commencez par le partager, voyez comment il est reçu.
- Choisissez le moment : pas en pleine dispute, pas juste avant de dormir, pas au milieu d'un rapport.
- Écoutez les peurs : votre partenaire peut craindre d'être exclu, de ne pas « faire le poids », ou que vous découvriez que vous préférez les femmes.
- Laissez du temps : une idée qui surprend le premier jour peut devenir enthousiasmante quelques semaines plus tard.
Notre guide Comment aborder le libertinage avec son/sa partenaire sans tout casser détaille ces étapes.
Quelle place pour le partenaire masculin ?
C'est le point à clarifier avant toute rencontre. Plusieurs configurations sont possibles, et aucune n'est meilleure que les autres :
- Il participe : la rencontre se fait à trois, ou à quatre avec un autre couple.
- Il regarde : il est présent, mais ne touche pas (une forme de candaulisme ou de voyeurisme consenti).
- Il est absent : vous rencontrez une femme seule, avec son accord, et vous lui racontez (ou pas) ensuite.
- Ça dépend : la règle est fixée au cas par cas, en fonction de la rencontre et de l'envie de la troisième personne.
Le piège classique : un partenaire qui accepte « juste entre filles » en espérant secrètement être invité. Mettez les attentes à plat, et surtout, n'oubliez pas que la femme rencontrée a son mot à dire. Beaucoup de femmes bi acceptent volontiers un moment avec madame, mais pas avec monsieur.
La jalousie qu'on n'attendait pas
On entend souvent qu'un homme ne peut pas être jaloux d'une femme. C'est faux. Certains hommes découvrent une jalousie inattendue en voyant leur compagne prendre un plaisir qu'ils ne lui donnent pas, ou avoir une complicité intense avec une autre. À l'inverse, certaines femmes sont surprises de ressentir de la jalousie quand leur partenaire regarde. Ces émotions sont normales et se travaillent : notre article Jalousie et libertinage : ennemies ou alliées du désir ? vous donne des pistes.
Et après chaque expérience, prenez le temps du debrief : c'est là que le couple se renforce, ou que les malentendus s'installent.
La « licorne » : être la femme bi que tout le monde recherche
Dans le vocabulaire libertin et polyamoureux, on appelle « licorne » une femme bisexuelle seule qui accepte de rencontrer des couples. Le surnom dit tout : elle est rare, recherchée, et parfois considérée comme un être mythique plutôt que comme une personne.
Pourquoi les licornes sont si rares
Sur les sites libertins, les couples qui cherchent une femme bi sont bien plus nombreux que les femmes bi seules disponibles. Et beaucoup de ces femmes ont vécu des expériences décevantes : couples qui ne s'intéressent qu'au fantasme, monsieur trop insistant, madame pas vraiment partante, impression d'être un « accessoire » du couple.
Couples : comment rencontrer une femme bi (et la respecter)
- Assurez-vous que madame est vraiment partante : c'est souvent elle que la femme rencontrée voudra connaître en premier, et elle sentira tout de suite si l'envie est sincère.
- Laissez madame faire le premier contact, ou au minimum écrire une partie des messages.
- Ne fixez pas le scénario à l'avance : la troisième personne n'est pas là pour réaliser votre fantasme à la lettre.
- Acceptez qu'elle puisse ne vouloir que madame, ou ne rien vouloir du tout une fois le verre pris.
- Prenez soin d'elle aussi après : un message le lendemain, une vraie attention, pas une disparition dès que le fantasme est réalisé.
Femmes bi : poser vos conditions
Si vous êtes une femme bi qui rencontre des couples, vous êtes en position de choisir. N'hésitez pas à exiger un premier échange avec madame, un apéro sans engagement dans un lieu public, des règles claires sur ce que vous acceptez ou non, et à partir si quelque chose ne vous convient pas. Notre article Femme dans le libertinage : comment éviter les relous vous aidera à faire le tri.
Couples de femmes dans le libertinage
On en parle moins, mais les couples femme-femme sont bien présents dans le milieu libertin. Certains cherchent une autre femme pour un trio, d'autres un couple FF ou un couple mixte, d'autres encore un homme pour des jeux ponctuels. Leur présence rappelle que la bisexualité féminine n'existe pas uniquement « au service » des couples hétérosexuels.
Ces couples rencontrent souvent un problème spécifique : être sollicités en permanence par des hommes seuls qui projettent leurs fantasmes sur eux. D'où l'importance d'annonces claires et de plateformes qui permettent de filtrer les contacts. Sur Pas de Tabou, les couples de femmes disposent d'un type de fiche dédié (couple FF), au même titre que les couples H+F, les couples HH ou les trouples.
Première expérience avec une femme : comment explorer à son rythme
Il n'y a pas de bonne façon de vivre sa première fois avec une femme. Mais avancer par étapes permet de découvrir ce que l'on aime sans se mettre en difficulté.
Une progression possible
- Échanger en ligne avec des femmes bi ou des couples, simplement pour parler de vos envies et de vos questions.
- Prendre un verre sans aucune promesse : voir si le courant passe, si l'attirance est là.
- Sortir en club et observer : beaucoup de femmes découvrent leur envie en voyant d'autres femmes ensemble.
- Les premiers gestes : danser, se frôler, un baiser, des caresses. Pour beaucoup, ces moments sont déjà une expérience complète.
- Aller plus loin, si et quand l'envie est réciproque.
Vous pouvez vous arrêter à n'importe quelle étape, et y revenir plus tard. Un baiser échangé en club vaut autant qu'une nuit entière s'il correspond à ce que vous vouliez vivre.
Et si ça ne vous plaît pas ?
C'est une issue tout à fait possible, et c'est une bonne nouvelle : vous en savez davantage sur votre désir. Une expérience décevante ne remet pas en cause votre légitimité à explorer, ni votre place dans le libertinage. Et une expérience qui ne vous a pas plu avec une personne peut être très différente avec une autre.
En club : les codes à connaître
- Une main posée qu'on retire doucement signifie non, et c'est respecté.
- Vous pouvez aborder une femme comme vous aborderiez n'importe qui : avec un sourire, un mot, et en acceptant un refus.
- Certains clubs organisent des soirées réservées aux femmes ou des espaces non mixtes : idéal pour une première fois sans regard masculin.
- Votre partenaire n'a pas à intervenir dans un échange entre femmes, sauf si vous l'invitez.
Pour les codes vestimentaires et l'ambiance, consultez aussi Dress code en club libertin et notre lexique libertin.
Santé sexuelle entre femmes : les idées reçues à oublier
C'est l'une des croyances les plus tenaces : « entre femmes, il n'y a pas de risque ». C'est faux. Le risque est plus faible que lors de rapports avec pénétration pénienne non protégée, mais plusieurs infections se transmettent bel et bien entre femmes.
Ce qui peut se transmettre
- Le papillomavirus (HPV), par contact peau à peau et par les doigts ou les sextoys ;
- l'herpès génital, notamment lors d'un cunnilingus si la partenaire a un herpès labial (bouton de fièvre) ;
- la chlamydia, la gonorrhée et la trichomonase, via les sécrétions et les sextoys partagés ;
- la syphilis, par contact avec une lésion.
Les bons réflexes
- Un préservatif sur chaque sextoy, changé à chaque changement de partenaire.
- La digue dentaire (un carré de latex) pour les cunnilingus et les anulingus. À défaut, un préservatif découpé fait l'affaire.
- Des gants en latex ou en nitrile pour les caresses avec pénétration digitale, surtout en soirée à plusieurs.
- Des mains propres et des ongles courts : c'est autant une question d'hygiène que de confort.
- Un dépistage régulier, à inclure dans votre suivi gynécologique, et la vaccination contre le HPV si vous n'êtes pas vaccinée.
Dans les soirées où se mélangent hommes et femmes, ces précautions sont encore plus importantes : une infection peut passer d'un·e partenaire à l'autre par l'intermédiaire des mains ou des jouets. Tout est détaillé dans notre guide du dépistage des IST.
Six idées reçues sur la bisexualité féminine
- « Toutes les femmes sont un peu bi. » Non. Beaucoup de femmes n'ont aucune attirance pour les femmes, et c'est tout aussi légitime. Le supposer met une pression inutile.
- « C'est juste pour exciter les hommes. » Pour certaines, le regard masculin fait partie du jeu ; pour beaucoup d'autres, il n'a rien à voir avec leur désir.
- « Une femme bi en couple finira par partir avec une femme. » La bisexualité n'est pas une étape vers l'homosexualité, ni une menace pour le couple. Le désir pour d'autres personnes existe chez tout le monde, quelle que soit l'orientation.
- « Ça ne compte pas vraiment, ce n'est pas du sexe. » Une relation entre femmes est une relation sexuelle à part entière, avec ses émotions, son intensité et ses règles de consentement.
- « Une femme bi accepte forcément les trios. » Être bisexuelle ne dit rien de vos envies de pluralité. Beaucoup de femmes bi ne pratiquent qu'en duo.
- « Une femme bi est forcément libertine. » L'orientation et le mode de vie sont deux choses différentes : on peut être bi et monogame, ou hétéro et libertine.
Trouver des partenaires sur un site libertin
Rédiger une annonce claire
Que vous soyez une femme seule, un couple ou un couple de femmes, une annonce précise vous fera gagner du temps et vous évitera bien des malentendus :
- Dites où vous en êtes : « bi-curieuse, jamais eu d'expérience » n'attire pas les mêmes personnes que « bi assumée, à l'aise ».
- Précisez qui vous voulez rencontrer : femmes seules, couples, couples FF, uniquement madame…
- Indiquez ce que vous n'acceptez pas : c'est aussi efficace qu'une liste de vos envies.
- Si vous êtes en couple, mentionnez la place de monsieur : participant, spectateur, absent.
Privilégier les profils vérifiés
Les faux profils de « femmes bi » sont un classique des sites de rencontre. Sur Pas de Tabou, la certification permet de vérifier qu'il y a bien une vraie personne derrière une fiche. Et les femmes et couples certifiés accèdent gratuitement à l'ensemble du site : une manière d'encourager des rencontres sérieuses, sans compte payant à prendre pour pouvoir répondre.
Oser la rencontre à l'aveugle
Pour une première approche avec une femme, l'anonymat peut aider à lever les inhibitions. C'est l'esprit du Bal Masqué de Pas de Tabou : chaque semaine, vous indiquez qui vous voulez rencontrer (une femme, un couple FF…), vous êtes mis·e en relation avec des profils compatibles, et vous discutez sous un masque. Les identités ne se révèlent que si l'envie est réciproque. Une manière douce d'aborder une femme sans la pression d'une photo ou d'un premier message.
Questions fréquentes
Comment savoir si je suis bi ou simplement curieuse ?
Vous n'avez pas besoin de le savoir avant d'explorer. Observez vos envies : ressentez-vous de l'attirance pour une femme en particulier, ou est-ce la situation qui vous excite ? Les deux sont légitimes. L'expérience vous apportera souvent la réponse, et vous pouvez changer d'avis.
Mon compagnon veut que j'essaie avec une femme, mais moi je ne suis pas sûre. Que faire ?
Dites-le-lui franchement. Votre désir doit venir de vous, pas de son fantasme. Vous pouvez en parler, regarder des contenus ensemble, aller en club pour observer, sans aucune obligation de passer à l'acte. S'il insiste malgré vos doutes, c'est un vrai sujet de couple à traiter avant toute rencontre.
Peut-on être une femme bi en couple sans libertiner ?
Bien sûr. La bisexualité est une orientation, pas un mode de vie. Beaucoup de femmes bi vivent en couple exclusif. Le libertinage n'est qu'une des façons d'exprimer ce désir, si et seulement si les deux partenaires le souhaitent.
Où rencontrer une femme bi pour une première expérience ?
Les sites libertins sont le moyen le plus direct, car les envies y sont affichées clairement. Les clubs libertins (notamment lors des soirées réservées aux femmes) et les soirées privées sont aussi de bons lieux. Dans tous les cas, privilégiez les profils certifiés et un premier verre sans engagement.
Faut-il se protéger lors d'un rapport entre femmes ?
Oui. Plusieurs IST se transmettent entre femmes (HPV, herpès, chlamydia, syphilis…). Préservatif sur les sextoys, digue dentaire, gants et dépistage régulier sont les bons réflexes, surtout en soirée à plusieurs.
En conclusion
La bisexualité féminine trouve dans le libertinage un terrain d'expression unique : un cadre sécurisé, des codes clairs, des personnes ouvertes et la possibilité d'explorer sans avoir à se définir. Mais elle mérite mieux que d'être réduite à un fantasme. Qu'elle soit une orientation affirmée, une curiosité naissante ou une envie ponctuelle, elle doit avant tout appartenir à la femme qui la vit.
Prenez votre temps, posez vos conditions, protégez-vous, et entourez-vous de personnes qui respectent votre rythme. Pour le reste, laissez-vous surprendre : c'est souvent là que se trouvent les plus belles découvertes.
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